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Exposition Les derniers territoires

La nouvelle exposition LES DERNIERS TERRITOIRES de l’artiste René Derouin sera inaugurée au Musée des beaux-Arts de Sherbrooke, du 11 juin au 25 septembre prochain, avant de se poursuivre à la Galerie Montcalm de Gatineau, du 13 octobre au 22 novembre, et au Centre Culturel de Rouyn-Noranda, du 2 décembre au 5 mars  2017.

Lancé de concert avec cette tournée, le livre LES DERNIERS TERRITOIRES explore les angoisses et interrogations propres au processus de création à partir d’entrevues réalisées avec Derouin à son atelier de Val-David.  Réalisé avec la complicité de l’historien d’art Gilles Lapointe et du graphiste Gianni Caccia, cet ouvrage constitue un précieux guide et permet de mieux comprendre l’exposition en donnant la parole à l’artiste, devenu ainsi un transmetteur de découvertes à travers ses voyages et ses observations.

Avec LES DERNIERS TERRITOIRES, le public est invité à découvrir le processus de création de l’artiste à la lumière de ses migrations et des œuvres réalisées durant la période de 2000 à 2013. Il s’agit là d’une exposition majeure dans le cheminement de l’artiste  qui évoque, avec ces œuvres de papier et de bois reliefs, les étapes d’une démarche créative l’éloignant toujours loin de son atelier, que ce soit à Mexico ou Barcelone, à Puebla ou à Percé, ou encore à la baie de Johan Beetz sur la Côte-Nord. La décennie 2000 et le début de la suivante ont constitué une étape importante dans le renouvellement de son œuvre alors qu’il est revenu au noir et blanc, tout en approfondissant l’art des papiers découpés, tradition autant japonaise que mexicaine l’ayant marqué lors de séjours dans ces deux pays.

En 1999, sa rétrospective au Musée des Beaux-Arts de Montréal avait proposé un bilan de son engagement Nord-Sud, allant de la Suite Nordique à Équinoxe, en passant par Migrations et Largage en 1994. Créée au Glenbow Museum de Calgary, cette exposition d’envergure s’est avérée une belle source de reconnaissance, faisant connaître à un large public son œuvre  pionnière sur l’américanité et son engagement envers la culture du territoire. Cette reconnaissance l’a par la suite amené à créer les Jardins du précambrien dont il a mené la destinée durant 20 ans. Dans la foulée de cette rétrospective, l’obtention du prix Paul-Émile Borduas et de la Bourse de carrière Jean-Paul Riopelle ont constitué à la fois une consécration et la fin d’un cycle. Confronté au défi de se renouveler après ce succès, René Derouin s’est tourné instinctivement vers le noir et blanc, comme dans l’ensemble de ses périodes de ressourcement créatif. L’exposition LES DERNIERS TERRITOIRES illustre bien la décennie d’intense recherche et de réflexion qui a suivi.

Ce n’est pas un hasard si l’exposition voyagera dans trois régions importantes du Québec – l’Estrie, l’Outaouais et l’Abitibi – car elle reflète l’essence de la démarche de cet artiste hors normes. Ayant l’habitude d’exposer ses œuvres à une fréquence triennale, René Derouin est ici fidèle à sa conviction selon laquelle « le temps est la source du renouvellement ».